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La Louisiane en visite à Basse-Terre

Rencontre lycéens étudiants

Ce jeudi 9 avril 2015, trois étudiants de Louisiana State University (LSU) accompagnés de deux de leurs enseignants ont rencontré des élèves du lycée Gerville Réache (sept élèves de la première SI). Les échanges ont eu lieu à la médiathèque Caraïbes, s’inscrivant dans le cadre du partenariat de GSI avec cette médiathèque. Ce partenariat rend en effet possibles des rencontres avec des intervenants
étrangers, dans le cadre des activités scolaires et extra-scolaires proposées par GSI.

Echanges

Après la médiathèque, les échanges se sont poursuivis au restaurant Le Baracuda de Rivière Sens, tenu par les parents d’un des élèves participant à la rencontre et où une belle table avait été préparée.

Echanges

Angeletta Gourdine et Jeanne Jegousso encadrent un voyage linguistique et culturel en Guadeloupe de trois étudiantes en langue française à LSU (Barclay Springs, Rachel Archey, et Katie Matirne) Durant une semaine (4 au 11 avril 2015), elles parcourent la Guadeloupe pour y découvrir sa littérature (elles ont rencontré Gisèle Pineau), ses danses (elles ont rendu visite à Lena Blou, chorégraphe, créatrice du centre de danse et d’études chorégraphiques de Pointe-à-Pitre), sa musique (elles ont assisté à un concert du Grand Méchant Zouk et à une soirée de gwo ka à Sainte Anne) et ses paysages (elles ont visité la mangrove à Petit Canal). A. Gourdine et J. Jegousso avient déjà séjourné en Guadeloupe en 2012 pour assister au congrès de la Caribean Studies Association. Séduites par le pays, elles ont décidé d’y retourner avec leurs trois étudiantes. Elles ont préféré la Guadeloupe à la Martinique, trouvant la première plus riche en paysages, plus authentique dans sa culture métisse et créole et moins acculturée au modèle occidental.

Angeletta Gourdine, originaire de la Louisiane, a obtenu son Bachelor of Art à Johnson C. Smith University, son Master of Arts à North Carolina State University et son PhD en littérature caribéenne, en 1994, à Michigan State University. Après avoir enseigné durant trois ans (1994-1997) à Oregon State University, elle a rejoint la LSU, à Bâton Rouge, pour y enseigner la littérature afro-américaine et caribéenne. Elle est l’auteur d’un ouvrage intitulé « The difference place makes : gender ethnicity and diaspora identity » publié en 2003 à Ohio State University. Dans le Département d’Anglais de LSU, elle enseigne la littérature anglophone de plusieurs origines :
afro-américaine : Toni Morrison, Danzy Senna, Toni Cade Bambara, …
caribéenne : Michelle Cliff (Jamaïque), Erna Brodber (Jamaïque), …
africaine : Buchi Emecheta (Nigeria), Ama Ata Aidoo (Ghana), Bessie Head (Afrique du Sud), …

Angeletta Gourdine enseigne aussi, en anglais, des auteurs caribéens hispanophones comme Rosario Ferre (Porto Rico) et francophones comme Simone Schwartz-Bart (Guadeloupe), Marie Chauvet (Haïti), Maryse Condé (Guadeloupe), Gisèle Pineau (Guadeloupe) , …

Dans ses travaux de recherche, Angeletta Gourdine veut montrer que les grandes thématiques sociétales (race, genre, religion, …) sont vécues de la même façon dans les pays de la Caraïbes et qu’elles transcendent les différences, que ces dernières soient linguistiques, géographiques, culturelles ou ethniques.

Jeanne Jegousso, française, a obtenu sa licence en lettres modernes et arts du spectacle, à Tours. Elle ensuite été assistante de langue française à Bucknell University, en Pennsylvanie. Elle entre alors au département de français de LSU où, doctorante, elle prépare un PhD en littérature caribéenne francophone, tout en enseignant cette matière, en français. Au contraire de la France où, souvent, seuls les auteurs français sont étudiés, dans les départements de français des universités américaines, tous les auteurs francophones (français et du reste du monde) sont étudiés.

Les oeuvres qu’elle fait étudier à ses élèves sont celles :
des auteurs caribéens francophones : Gisèle Pineau (L’exil selon Julia), Maryse Condé (La traversée de la mangrove), Jacques Roumain (Gouverneur de la rosée), Simone Swartz-Bart (Ti Jean L’horizon et Au fond des casseroles, Espoir et déchirements de l’âme créole), Joseph Zobel (La Rue Cases-Nègres), Fabienne Kanor (Des pieds, mon pied), Raoul Peck (Moloch Tropical), …
des auteurs africains francophones : Mariama Ba (Sénégal), Léonora Miano (Cameroun), Senghor (Sénégal), Sembène Ousmane (Sénégal), Pape Diouf (Sénégal), …
des auteurs nord-africains francophones : Assia Djebar (Algérie), Mohammed Dib (Algérie), Kateb Yacine (Algérie), …

Barclay Spriggs, 29 ans, est originaire du Kentucky. Elle a obtenu son diplôme de Bachelor of Arts (licence) en littérature anglaise et française, après quatre années d’étude à Transylvania University (Kentucky). Durant les vacances d’été de son BA, elle a passé deux mois à Falaise, en Normandie, dans le cadre d’un programme d’échange entre écoles. Elle a ensuite étudié pendant une année à l’antenne parisienne (Rue de Passy, dans le 16è) de la New York University, où elle a obtenu son Master of Arts (maîtrise). Elle prépare aujourd’hui un Phd à LSU. Son sujet de thèse est la place des femmes, en situation de grossesse, avortement, fausse couche, … dans la liitérature de quelques pays de la Caraïbe : Martinique, Guadeloupe, Haïti (Edwidge Dandicat), Antigua (Jamaica Kincaid).

Présentation

Rachel Archey, 21, est originaire de Louisiane où elle est née et a grandi. Elle est en troisième année de Bachelor of Arts à LSU, où elle étudie, comme matières principales, les relations internationales, les sciences politiques et le français, et comme matière secondaire, l’arabe. Elle suit 12 heures de cours de français chaque semaine, répartis entre la grammaire française, la littérature française (Rousseau, Descartes, Voltaire, …) et la littérature caribéenne francophone (Gisèle Pineau, Simone Schwartz-Bart, Maryse Condé, …). Elle souhaite entreprendre des études de droit international, domaine dans lequel elle mettre en pratique son bagage en langue française.

Katie Matirne, 20 ans, originaire de la Louisiane, est en troisième année de Bachelor of Arts en études internationales et en français. Elle étudie également le cajun, créole local qui était parlé en Louisiane.

Durant son séjour, les cinq visiteuses séjournent à Sainte Anne. Arrivées le matin à Basse-Terre, elles sont reparties pour la Grande Terre à 15h00, enchantées de leur visite à Basse Terre et de l’accueil qu’elles y ont reçues.

Pascal Gbikpi



6 commentaires pour “La Louisiane en visite à Basse-Terre”

  1. It has been a pleasure to meet these students from the Louisiana State University. We had the opportunity to share our culture and customs. Indeed, we have talked about Louisiana’s celebrations and festivals, such as Mardi Gras and the Hot Air Ballon Festival, and traditional meals from Guadeloupe and Louisiana.
    Moreover, we’ve been debating on each other’s opinion on the different cultures and traditions according to the region of the the world, which has been pretty interesting. Having a foreign point of view gives – for both side- elements to think.
    This meeting made me want to travel to Louisiana and discover the state, and why not, see the students again!

    Olivia BLANCHARD

  2. This meeting was very interesting, I learnt a lot about Louisiana, and notably its similarities with Guadeloupe. Students from Louisiana were sympathetic and their English was very understandable. It was a pleasure to have a conversation with them.

  3. On Thursday, April 9th 2015, we went to the Bettino Lara’s multimedia library to meet three American students from Louisiana and their teachers.
    We exchange about different subjects, such as our hobbies, what we would like to become in the future, what we like to do during free times, (watch TV, play video games, drawing, reading and else).
    Then Gaëtan, asked if anyone would like to go in his parent’s restaurant to have lunch.
    So, we went to his restaurant.
    Here, we continued talking, but about new subjects, like school, pets, films, tatoos and video games.
    Mr Gbikpi took photos of us and interviewed them.
    We are much younger than the students, because they are between 20 and 21 and us 16 and 17 years old.
    I enjoyed speeking English with them for almost 2hours. It permited to students to discover new people and new cultures.

    Vial Sitara
    1ère L2 section internationale
    Gerville Réache

  4. It was a really gainful experience for me and for the other students. the Louisiana students tell us how high school work and how isliterature studies.
    Katy Matirne, one of the Louisiana girls, and I discuss about the future life, and how useful French and English literature are in life. I think that meeting like this are important for us because oral interaction is a way to improve our knowledge. I hope that others interactions are programmed for us and the other generation of international class pupils.

  5. This meeting was awesome, we met 4 students from Louisiana. I was with Barclay, she’s interested in caribbean litterature and culture. We first talked about her study, her family and so on. She really likes carribeans, africans writers and also the negritude movement. I enjoyed myself and I was surprised that Americans students were so interested in our culture. I think that I’ve met new friends and I hope that we will keep in touch with them. It was a huge opportunity to discuss and share with them .

  6. It was an enriching meeting and I’m so glad I could meet such nice and passionate people and discuss with them. We talked about Caribbean and African culture and history, about the differences between the French and the American society, from habits to the educational system. It was very interesting to see their viewpoint and I was suprised of how much they knew and seemed genuiely interested in the Caribbean culture and literature. Besides I really enjoyed myself and I hope we can keep in touch with them.

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